Templeuve-en-Pévèle: «En 2016, souriez, vous serez

Templeuve-en-Pévèle: «En 2016, souriez, vous serez bientôt filmés!»

C’est l’année du sourire et de la vidéo protection dans la commune. Les élus, avec une bonne dose de bonne humeur, ont souhaité leurs vœux vendredi aux administrés… sans affirmer que les impôts n’augmenteraient pas.

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Cérémonie historique : c’étaient les premiers vœux de Templeuve-en-Pévèle, du moins du XXIe siècle. Ce n’est en effet qu’en novembre que la commune a repris son nom historique. Après 2015, « anus horribilis », la première adjointe, Joëlle Dupriez, exhorte les administrés à « cultiver la joie ». Un clip plein de bonne humeur veut transmettre la « banane » dans la commune (voir photo ci-dessous). Peut-être aussi parce que cette année, sans élections, ne pourra être comme la précédente celle des luttes fratricides.

 

Avec son nouveau nom, Templeuve veut changer d’ère. Ce sera celle de la vidéo protection : les 25 caméras installées dans la commune seront prêtes à fonctionner fin janvier. «Souriez, vous serez bientôt filmés ! », annonce le maire à une salle polyvalente pleine. L’année 2016 sera aussi celle du PLU (Plan local d’urbanisme), malédiction du village aux sorcières. Annulé en 2010, il avait contrarié les grands travaux municipaux. La nouvelle mouture fixera les grandes orientations de Templeuve-en-Pévèle en 2030, qui devrait voir sa population passer de 5 900 à 6 500.

Une commune en chantier

 

Et le maire de rappeler que la commune est en chantier : des lotissements, au terrain d’Anchin, au Zécart, au rond-point des Sorcières, bientôt à l’ancienne école Jules-Ferry. Une crèche de 15 berceaux qui devrait ouvrir à la place de l’ancienne école madame-Lequin. Les travaux de la médiathèque, à côté de l’hypermarché, devraient démarrer en septembre. L’église Saint-Martin devrait être aussi être toilettée : tout l’intérieur sera repeint et rénové. La municipalité espère aussi lancer les travaux de la phase Nord du pôle d’échange pour doper la capacité du parking et faciliter l’accès à la gare. De quoi tenter de désengorger les rues du chef-lieu de canton aux heures de pointe.

 

En l’absence de scrutin, 2016 sera celle de la réflexion politique. Nul ne connaît l’avenir de l’interco Pévèle-Carembault, « qui se fissure au Sud, avec la volonté de départ d’Orchies et de Beuvry, ou à l’Est avec Gondecourt », pointe Luc Monnet. Le maire, réélu conseiller départemental en 2015, se penche sur les fusions de communes. Pas question de précipiter les alliances, « il faut susciter l’envie ». Avec un petit tacle à son « collègue de Cysoing » qui, contrairement aux maires alentours, ne lui a pas proposé de fusion « alors que nous avons une frontière commune à Genech ».

 

Enjeu de cette fusion : les moyens alloués aux communes. « Le maire s’appelle Monnet et y’a pas de sous », rigole Stéphane Van de Rosieren, directeur du Petit théâtre. Le comédien passait les plats avec humour et causticité. « Dotations de l’État en baisse de 60 000 € en 2015 et en 2016 », comptabilise le premier magistrat qui reconnaît : « Nous ne savons pas si nous allons augmenter les impôts en 2016 ». Bonne année ?