Seniors et perte d’autonomie

Par Jean-Luc Rochat | Publié le 26/09/2017 La Voix du Nord

SOMAIN

 

Seniors et perte d’autonomie: ayez le réflexe CLIC

 

Cette structure spécialisée a célébré hier ses dix ans d’activité. Un simple prétexte pour faire connaître ou rappeler les grands services qu’elle peut apporter dans son domaine d’intervention, sensible et lourd de conséquences pour les personnes concernées, c’est-à-dire la majorité d’entre nous.

 

 

Les acteurs de La Belle compagnie ont fourni de quoi alimenter le débat. À noter qu’une petite dizaine de nombreux partenaires du CLIC (France-Alzheimer, Douaisis Handicap, la Mutualité française, etc.), ont profité de l’occasion pour tenir un stand. B9713313200Z.1_20170926205714_000+G3N9S1Q71.1-0  

 

Les acteurs de La Belle compagnie ont fourni de quoi alimenter le débat. À noter qu’une petite dizaine de nombreux partenaires du CLIC (France-Alzheimer, Douaisis Handicap, la Mutualité française, etc.), ont profité de l’occasion pour tenir un stand.

 

 

C’est devant deux cents personnes, dans une salle municipale, que le comité local d’information et de coordination (CLIC) du Douaisis a célébré ses dix ans. Il manque dans ce sigle l’essentiel, à savoir qu’il s’agit d’une structure d’aide aux seniors quand la redoutable question de la perte d’autonomie se pose, à eux et à leur entourage.

Cet anniversaire a été fêté de façon utile. Avec un thème central sur les proches qui s’occupent d’une personne âgée en lui procurant les soins nécessaires et qui sont entrés dans le vocabulaire sous le terme d’aidants. Un mot rarement simple à porter quand il vous désigne, ce qui était annoncé par l’intitulé choisi pour traiter ce thème : « La santé des aidants ».

 

Savoir s’arrêter

Cette analyse a été divisée en deux parties. D’une part des saynètes interprétées par un trio d’acteurs de la compagnie La Belle Histoire qui ont résumé, en forçant le trait mais en y glissant un humour indispensable, les situations que peut vivre un aidant : que ce soit des réflexions ingrates de la part d’un « aidé », la culpabilité quand ce dernier doit entrer dans un établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes contre sa volonté, la lassitude, l’épuisement…

 

Puis, en réaction, la parole a été donnée à la salle et aux aidants présents. Avec, pour répondre à leurs questions, Nathalie Fenain, directrice du CLIC du Douaisis, Christelle Cruypenninck, psychologue à la Plate-forme d’accompagnement et de répit du Douaisis et le Dr Claire Delebarre, gériatre à l’hôpital de Somain. Trois professionnelles qui ont rappelé un principe après la première question : «  On ne peut pas parler d’aidant sans la relation aidant-aidé. À force d’être tout le temps aux prises avec les mêmes responsabilités, on s’épuise, on est toujours sur le qui-vive, on délaisse sa propre vie, sa santé.  » La solution pour sortir d’un engrenage douloureux ? «  Il n’existe pas de solution miracle. Il faut trouver ses propres solutions. Ce peut être faire appel à une aide soignante pour assurer la toilette de la personne aidée, la convaincre d’aller de temps à autre dans un accueil de jour.  » Le cas où celle-ci refuse a été évoqué. Le CLIC peut alors servir d’intermédiaire pour tenter de résoudre le point de blocage, a signalé Mme Fenain.

En tout cas il est nécessaire de savoir mettre des limites. «  Quand il n’y a plus que de l’obligation, quand on perd le plaisir de la relation mère-fille (NDLR, c’est le cas le plus courant), c’est très dur de continuer. On a tous un seuil de tolérance et à un moment on ne peut plus gérer. Il ne faut pas oublier de penser à soi.  » Pas simple, surtout quand un sentiment de culpabilité, très fréquent, vient s’opposer à cette exigence.

DSCF2807