Faches-Thumesnil: Le préfet invite les écoliers de Kléber à «se souvenir du chemin de mémoire effectué cette année»

Carine Bausière | 05/11/2018 La Voix du Nord

Ce lundi après-midi, les CM2 de l’école Kléber étaient dans leurs petits souliers au moment d’accueillir le préfet. Dans le cadre des commémorations de l’armistice du 11 novembre 1918, Michel Lalande est venu saluer le travail de mémoire effectué par les élèves.

 

Attention, silence, « Il » arrive ! Dans l’entrée de l’école, la petite délégation se fige. Les rôles ont été répartis, ils sont une quinzaine à assurer l’accueil de cet hôte prestigieux. Qui ça, déjà ? «  Le préfet  », chuchotent de petites voix en se mettant en rang. La porte s’ouvre, apparaît un homme en uniforme, casquette brodée sur la tête, gants blancs, assez imposant pour des enfants de dix ans. «  C’est très stressant, reconnaît Ali, le seul à trouver les mots à mettre dans le bon ordre sous le coup de l’émotion. Il est désigné par le Président de la république pour garder toute une région !  »

Chaque école a travaillé sur un thème précis. À Kléber, on a retracé la bataille de la Marne, avec ses célèbres taxis.

C’est Jeanne, derrière ses petites lunettes, qui est chargée de guider la délégation officielle jusqu’aux panneaux qui seront présentés lors de la commémoration officielle, dimanche. Chaque école a travaillé sur un thème précis. À Kléber, sous la direction de l’enseignant David Debeire, on a retracé la bataille de la Marne, avec ses célèbres taxis. «  C’est la première fois que des voitures ont servi aux soldats, a rappelé le préfet. Cela a permis aux Français de gagner leur seule bataille en 1914. Et du coup, Paris n’a pas été envahi.  »

 

Souvenir

Cette étape cruciale a été présentée de façon théâtrale par un autre petit groupe d’élèves. La saynète, répétée depuis la rentrée avec Mélanie Sandt et Fabien Decoster, de la compagnie La belle histoire, a mis en scène le général Joffre, les poilus et quelques casques à pointe, au travers d’une lettre retrouvée dans un coffre familial. Un joli moment suivi d’une distribution de drapeaux, cocardes et dragées tricolores. L’ambiance souriante n’a cependant pas fait oublier l’importance du devoir de mémoire. De connaître le passé pour tracer son avenir.

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